6 conseils pour réussir son pitch

Même s’il a été mis en cause par les brioches Pasquier pour plagiat, l’exercice du pitch reste un passage obligatoire pour toute personne montant son projet. Le pitch est donc le terme consacré pour désigner une présentation orale de votre projet qui permet de faire passer un message à une audience précise en un temps donné. C’est un exercice de synthèse, clarification et vulgarisation qui permettra de séduire son public (bailleurs de fonds, partenaires, bénévoles, jurys de concours...)  et convaincre que oui, cette idée est va révolutionner le monde.

Voici six conseils pour réussir son pitch :

#1 Posez-vous les bonnes questions (et apportez les bonnes réponses adaptées à son audience)

 

Voici au moins trois questions à se poser en amont de la construction de son pitch : Qui est votre audience ?  Quel message voulez-vous transmettre ? Quel lien existe-t-il entre votre audience et votre projet ?

En fonction de la réponse à ces questions, il s’agira de réfléchir au ton (sérieux, solennel, visionnaire, divertissant, enthousiaste) au vocabulaire (formel, technique, amical), à vos arguments et votre call-to-action, i.e. l’action que vous souhaitez voir l’audience mettre en place après avoir entendu votre pitch (investir, partager une campagne de crowdfunding, liker une page Facebook…)

#2 Structurez votre pitch

Le pitch se divise en gros en 7 parties :

  • L’accroche doit être précise et concise pour capter l’attention. Les 3 premières secondes sont cruciales !
  • Exposition du besoin social ou environnemental auquel votre projet répond.
  • Présentation du projet : explique la solution spécifique donnée par votre projet à ce besoin. Suscite ici le fort intérêt de votre auditoire pour votre solution afin de le rallier à votre cause
  • Précision sur le fonctionnement de la solution.
  • Soulignez pourquoi votre organisation est la plus adaptée et légitime pour répondre au besoin exposé précédemment. Listez trois arguments pertinents pour votre cible qui soutiennent vos propos et vous donnent l’avantage (impact chiffré, expérience, histoire, réseaux, récompenses/prix, expertise, nombre de partenaires/bénévoles) par rapport à l’existant.
  • Projetez-vous dans le futur de votre organisation. Une vision vers l’avenir permet d’ajouter à votre discours une note positive, encourageante et convaincante sur le développement de votre structure.
  • Terminez avec un call-to-action. Un call-to-action est un moyen consistant à inciter l’audience à mettre en place une action spécifique

#3 Captez l’attention de votre audience

 

Pour cela vous pouvez interpeller le public par une question rhétorique, interagir avec lui par le regard, utiliser le storytelling pour raconter une histoire ou une anecdote (du vécu personnel, une mise en situation, etc.), inviter le public à se mettre dans la peau d’un personnage pour qu’il puisse s’identifier, faire des analogies,  citer des chiffres ou faits précis et marquants …

#4 Soignez votre diction


Inutile de  parler trop vite et de se précipiter sur les mots : il vaut mieux laisser quelques secondes de silence que de perdre son souffle en milieu de phrase. Accentuer les éléments ou les mots les plus importants de chaque phrase, et ne pas hésiter à les répéter au cours du pitch. N’hésitez pas non plus à faire des pauses pour laisser le temps à son auditoire d’entendre et d’assimiler

#5 N’utilisez pas de support


Cela permettra à l’audience de se concentrer uniquement sur ce que vous dites et non pas sur ce qui apparaît à l’écran. Ne pas utiliser les notes écrites vous permettra de fluidifier le discours et le rendre le plus naturel possible, audible et agréable à écouter pour le public. 

#6 Faites attention à votre expression corporelle


Vous pouvez utiliser vos mains uniquement si la gestuelle appuie le propos. Evitez autant que possible les tics de langage ou de gestuelle.

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