Zone euro, croissance, emploi... : la valse-hésitation des marchés
Après un début d’année dans la lignée des dernières semaines de 2011, la volatilité a fait sa réapparition courant mars. Les marchés oscillent depuis lors au gré des publications d’indicateurs économiques et des incertitudes entourant les pays périphériques de la zone euro.
La croissance mondiale ralentit
Le rythme de la croissance mondiale a retenu l’attention des investisseurs, ces derniers craignant une activité moins dynamique qu’anticipé.
Le cas américain en particulier pose question. Certains indicateurs avancés se sont en effet révélés légèrement inférieurs aux attentes, et ce même si les niveaux atteints demeurent encourageants. Si la tendance sur le marché de l’emploi paraît toujours favorable, le nombre des inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage apparaît plus élevé qu’anticipé. Une bonne nouvelle est toutefois à rechercher du côté de l’activité industrielle qui continue de se renforcer progressivement.
En Chine, le PIB pour le compte du 1er trimestre s’établit à + 8,1 % en rythme annualisé, contre + 8,4 % au dernier trimestre 2011.
En dépit de la bonne résistance de l’activité en Allemagne – le chômage continuant sa décrue avec 86 000 postes créés en mars (le taux de chômage tombant ainsi à 6,7 % de la population active) – l’activité reste atone sur le vieux continent.
Par ailleurs, malgré la réussite du plan de conversion de la dette grecque (97 % de réponse positive) et le renforcement du parefeu européen (porté à environ 800 milliards d’euros), la réapparition du risque souverain a fragilisé la dynamique entretenue par des marchés d’actions depuis le début de l’année.
Le cas de l’Espagne en particulier a concentré toutes les attentions, la situation économique et budgétaire de l’autre côté des Pyrénées inquiétant les investisseurs. Confronté à un dérapage de ses finances publiques et à une explosion du chômage, le nouveau gouvernement espagnol a annoncé un plan de 27 milliards d’euros d’économies et de nouvelles recettes.
Marchés de taux : l’Espagne au centre des attentions
Dans ce contexte, les rendements des obligations des Etats périphériques de la zone euro se sont de nouveau tendus dans les premiers jours d’avril, les taux espagnols à 10 ans flirtant même avec la barrière des 6 %. La BCE a cependant estimé (par la voix de l’un des membres de son directoire) que la récente envolée des taux espagnols n'était pas justifiée au vu des fondamentaux de son économie et a laissé entendre que l’institution de Francfort pourrait intervenir pour éviter toute envolée des rendements, ce qui a contribué à rassurer les investisseurs.
En mars, les obligations du secteur privé ont connu une phase de consolidation après le fort rebond entamé en novembre. Depuis début avril, la résurgence des tensions entourant la situation de la zone euro a pénalisé le comportement des obligations privées, notamment celles émises par les sociétés financières.
La volatilité opère un retour remarqué
Alors que le mois de mars s’était révélé favorable aux marchés d’actions, les premiers jours d’avril ont été marqués par un retournement de tendance. Avec la réapparition des inquiétudes sur la croissance mondiale et le retour du risque souverain en Europe, les marchés d’actions ont été impactés par un net regain de volatilité. Revenant sur ses plus bas de mi-janvier, le CAC 40 a opéré un retour sous les 3 200 points, les valeurs industrielles, bancaires et technologiques – qui avaient affiché les plus fortes progressions depuis le début de l’année – s’avérant les plus impactées. L’indice parisien reste toutefois en hausse depuis le début de l’année (au 13/04/2012).
De l’autre côté du Rhin, la Bourse de Francfort a également souffert, mais conserve une bonne partie de l’avance accumulée depuis le début de l’année (performance supérieure à + 11 % en 2012 au 13/04/2012). Il en va de même Outre-Atlantique, le S&P 500 gagnant près de 9 % en 2012 (performance au 13/04/2012) en dépit du repli enregistré au cours des premiers jours d’avril.
Par ailleurs, le coup d'envoi de la saison des résultats aux Etats-Unis a été donné par Alcoa. Le géant américain de l'aluminium, considéré comme l'un des baromètres de l'économie américaine, a dévoilé un résultat net trimestriel positif, supérieur aux attentes, ce qui laisse augurer de bonnes surprises du côté des sociétés.
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Quelle stratégie d’investissement privilégier ?
Dans ce contexte plus incertain, Aviva Investors France conserve inchangée sa stratégie de gestion, écartant le scénario de retour en récession de l’économie mondiale qui devrait notamment demeurer tirée par le dynamisme de pays émergents. Cette situation devrait se révéler favorable à l’activité des entreprises, en particulier pour les sociétés européennes en raison de leur haut degré d’internationalisation.
Aviva Investors France demeure donc positif quant aux perspectives des marchés d’actions, avec une préférence pour les marchés européens et émergents qui présentent les niveaux de décote les plus importants. Par ailleurs, les sociétés ont restauré leur situation financière et présentent des trésoreries abondantes et des niveaux de stocks faibles. Le nombre des défaillances d’entreprises devrait ainsi se maintenir à des niveaux bas. Aviva Investors France conserve donc un fort intérêt pour les obligations d’entreprises, notamment celles émises par les sociétés financières qui présentent un potentiel de revalorisation.
Enfin, les niveaux de rentabilité actuellement offerts par les obligations d’Etat les plus solides (Allemagne et France) se révélant trop bas, Aviva Investors France anticipe une remontée des taux à long terme qui se révélerait pénalisante pour les investissements dans cette classe d’actifs. Des opportunités existent toutefois sur les dettes italienne et espagnole qui présentent un potentiel de revalorisation.
Achevé de rédiger le 13/04/2012
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Le document est exclusivement conçu à des fins d’information. Il ne constitue ni un élément contractuel, ni un conseil en investissement. Ses analyses et ses conclusions sont l’expression d’une opinion formée à partir des informations disponibles à une date donnée. Ainsi, compte tenu du caractère subjectif et indicatif de ces analyses, l'évolution effective des variables économiques et des valorisations des marchés financiers pourrait s'écarter significativement des indications communiquées dans ce document. Elles sont susceptibles d'être modifiées sans préavis et Aviva Vie n’est pas tenu de les mettre à jour systématiquement. La responsabilité d’Aviva Vie ne saurait être engagée du fait des informations contenues dans ce document et notamment par une prise de décision de quelque nature que ce soit sur la base de ces informations. Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures. Aviva Vie ne s'engage que sur le nombre d'unités de compte et pas sur leur valeur. La valeur des unités de compte est sujette à des fluctuations à la hausse ou à la baisse, dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Pour connaître les contrats d'assurance vie ou de capitalisation proposant ces supports et/ou obtenir le prospectus simplifié de ces supports, rapprochez-vous de votre conseiller.
Ce fond retient notre attention
Fonds obligataire dont l’objectif est de battre l’indice JP Morgan Europe – révélateur du comportement des emprunts gouvernementaux européens – Aviva Sécurité Europe investit principalement sur des titres de l’espace économique européen, ainsi que sur des obligations de pays membres de l’OCDE.
Portant une attention particulière à la sélection des obligations intégrant son portefeuille, Aviva Sécurité Europe présente un comportement régulier dans le temps, notamment en raison de la qualité des sélectionnés émetteurs (qualité de crédit moyenne = A-).
L’équipe de gestion privilégie actuellement les obligations d’entreprises de bonne qualité (environ 60 % du portefeuille) et favorise – d’un point de vue géographique – les titres émis en France et en Italie, ainsi que les obligations financières qui présentent encore un potentiel de revalorisation.
De par son comportement régulier, Aviva Sécurité Europe s’adresse plus particulièrement aux investisseurs désireux d’orienter une partie de leurs actifs vers un placement de type patrimonial, susceptible d’amortir les mouvements de marchés et privilégiant une performance régulière dans le temps.
Performances au 13/04/2012 - Source Europerformance
Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures
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